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Live Chronique

Chroniques de concerts obscurs en salles obscures

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samedi 8 décembre 2007 18:54

Martha High and The Shaolin Temple Defenders + Merlot - Epicerie Moderne, le 06 Décembre 2007

Aujourd'hui, début des festivités du 8 décembre... on décampe donc direction Feyzin où la salle (en curieuse configuration 'assise') est loin d'être pleine.

C'est ce looser de Merlot qui ouvre le bal. Chanteur de Baobab (groupe reggae), il présente ici des chansons toutes personnelles (!) accompagné d'un fabuleux guitariste américain : Crazy Keupon. Celui-ci ne pipera mot mais son acolyte se chargera de parler pour deux.

Le gars réussit dès le premier titre à brancher le public et l'hilarante tentative de drague qui suit lui laisse complètement l'avantage. Difficile de trouver une faille dans ses réparties cinglantes, un vrai one-man show. Mais tout n'est pas que déconnade chez Merlot, la chanson "à louer" le prouve. Par contre, çà dure pas très longtemps : un "j'suis chaud" bien régressif redescend vite le niveau ;o)

Rappel mérité pour le lascard du 9-4.
2 points négatifs tout de même: les chansons fournies sur mycake restent bien sages par rapport au live et... les baskets à scratch !

Une bière (pas bonne) plus tard, changement de style avec les Shaolin Temple Defenders. 7 bordelais restés scotchés à l'ère soul-funk américaine et bien peu enclins à en bouger. Ils accompagnent (où est-ce l'inverse) Martha High, soul sister au CV gros comme une discothèque : choriste de James Brown pendant 25 ans, elle a aussi chanté pour Bo Diddley, Little Richard, Jerry Lee Lewis, Maceo Parker, ... Comment est né ce projet de tournée avec un groupe français, je sais pas et on s'en fout...

marthaHighShaolinTempleDefenders.jpg ©Herve All

Selon les codes établis, c'est l'orchestre qui lance la sauce, avec un chanteur très en forme (et accessoirement sosie d'un de mes potes - ce détail n'intéresse personne) pour des compositions perso millésimées et bien efficaces. Puis le guitariste s'approche du micro pour lancer l'ovation qui fera venir la chanteuse.

Elle arrive radieuse sous ses cheveux blonds pour une petite heure de bonheur. Une voix à tomber, une petite histoire à propos du Godfather, et aucune trace d'égo surdimensionné : elle fera plusieurs duo avec le chanteur des STD, le remplacant même aux choeurs lors du dernier titre.

Derrière le groupe assure magnifiquement. Certes, c'est moins pro et pêchu que les Dap Kings, mais le registre n'est pas le même : beaucoup plus soul et puis la "platin blond soul sister'' a quelques années de plus que Sharon Jones.

Un petit rappel et cette très bonne soirée s'achève...

Mention très bien à l'équipe de l'Epicerie pour l'excellente sonorisation du concert !

jeudi 29 novembre 2007 23:02

Dominique A (& Bertrand Belin) - Ninkasi Kao, le 26 Novembre 2007

Des chansons en français ce soir avec le grand Dominique A, 15 ans de carrière déjà et influence majeure du renouveau de la scène hexagonale (enfin, vendu comme tel, le renouveau).

La première partie est déjà entamée, un homme seul aux guitares (alternativement strat & gibson), look dandy et jeu très personnel pour Bertrand Belin qui impose son style : des textes très écrits et la fée électricité comme accompagnement.

dominiqueA.jpg Le temps d'accèder à la bière et le groupe de A s'installe. On reconnait vite Olivier Mellano du groupe Mobiil et guitariste chez Laetitia Sheriff ou Miossec. Pas de basse mais un clavier et 2 multi-instrumentistes qui lancent le set aux cuivres.

Ici pour la sortie d'un premier album live ('Sur nos forces motrices') issu de la tournée précédente, rodé donc, le groupe joue compact et puissant sans qu'on y perdre ses oreilles (signe des meilleurs).

N'ayant pas trop suivi sa carrière depuis La mémoire neuve, plutôt minimaliste, l'évolution est on ne peut plus radicale :o) : le twenty-two est fermé depuis longtemps et on a droit à un set tendu et saillant, sans relâchement, le chanteur étant tranchant jusque dans ses discussions avec le public !

A a su façonner un truc unique, ni chanson française (ses textes sont à mille lieues de cette 'fameuse' nouvelle scène) ni rock indé, pas un mélange des deux non plus... L'effet est saisissant et le géant à tête d'oeuf maîtrise tout : l'excellent et dansant Le Courage des oiseaux est stoppé en plein vol pour basculer vers un titre plus récitatif qu'a cappella.

Le deuxième rappel sera le dernier, après presque 2 heures de musique, on n'a pas le droit de se plaindre !

samedi 17 novembre 2007 14:42

Hey Hey My My (+ Amélie) - Just Rock ? - le Sirius (Lyon), 16 Novembre 2007

Ce soir c'est festival ! Les p'tits gars de Mediatone proposent enfin un festival rock à Lyon. Et pour une première édition, l'affiche est au top, notamment la soirée du Samedi: Andrew Bird, Syd Matter, Rhesus, Loney Dear, Selar & Green Olive sur les 2 scènes du Transbo.

Faute de pouvoir y être, La bUze se rattrape la veille (pas mal le concept !) en affrontant le froid des berges du Rhône et le feu de bois organisé au Sirius. Amélie d'abord qui présente ses titres folks dépouillés.

Accompagnée d'un guitariste au jeu en harmoniques bien trouvé, la première partie du show est intéressante et les bavardages de la miss plein d'humour. L'épisode où elle reste seule à la guitare l'est moins, minimaliste côté musique et tout le contraire en minauderie. On sort de notre torpeur avec le rappel et une reprise d'Amy Winehouse.

Place aux Hey Hey My My qui, dans le genre pop-folk, commencent à avoir une belle réputation. L'endroit est blindé quand les 4 musiciens arrivent (dont 1 bassiste capillairement très développé et un guitariste presque sosie de Kurt Wagner de Lambchop (l'effet casquette et grosses lunettes sûrement)).

heyHeyMyMy.jpg.

C'est parti pour un set d'une unité remarquable, beaucoup plus pop que leur nom ne le laissait envisager: basse bien ronde, choeurs 60's, mélodies imparables et belle complicité. L'interlude cow-boy confirme que les bordelais ont aussi de l'humour. Un plaisir évident de jouer et pas de virtuosité excessive, l'ambiance est à la bonne humeur. Seul le bassiste dénote, poseur récitant tous ses clichés rock'n'roll-attitude.

Fort d'un album et d'un maxi, le set passe donc vite... L'excellent your eyes when we kiss en conclusion et un rappel trop court. Vivement le deuxième album !

dimanche 11 novembre 2007 20:43

Patrick Watson - la Marquise (Lyon), le 09 Novembre 2007

Visite à la Marquise today pour l'un des rares concerts français de Patrick Watson, groupe de Montréal qui, faut de mieux, garda le nom de son chanteur.

patrickWatson.jpg La cale est blindée et il est difficile d'apercevoir le groupe quand il entame son set: un bonnet à gauche, un batteur à chemise à carreaux et un tatouage de bassiste... qui est qui ? l'avenir nous le dira !

La récente black session des canadiens m'avait laissé plutôt froid, ce sentiment persiste avec la première moitié du concert: quelques poussées vocales à la Jeff Buckley et des sonorités prog-radiohead-like mais rien de bien emballant. Beaucoup de piano synthétique (instrument dudit Patriiiick) et un écho gênant (dû à la salle ?). On aperçoit enfin le guitariste qu'on entendait depuis un petit moment.

L'ennui guête et tout bascule lorsque le leader vient chanter un excellent 'Just me, the fish and the sea' acapella au milieu de la fosse, accompagné accoustiquement par ses compères. Le public participe bien et c'est reparti pour un finish plus interactif et vraiment plaisant!

Déjà le rappel, avec une nouvelle chanson en français et une reprise dub d'Erik Satie (oui oui). Re-rappel avec le tant réclamé 'Great Escape' et c'est presque fini : un ultime retour permettra d'échanger de la proue à la poupe des la-la-la d'aurevoir.

Bonne impression finale, mais bilan mitigé... sûrement une question de placement non-stratégique !

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