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Tag - Sharon Jones

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samedi 11 décembre 2010

Episode 15: 2010, vétérantes déceptions

C'est un peu le sentiment général qu'on retrouve sur la toile : 2010 n'a pas vraiment été une grande année de découverte, d'enflammement pour ne serait-ce qu'un disque au dessus de mêlée.

En voilà 6 pas renversants et dont les géniteurs ne sont plus tout à fait des lapins de 2 semaines :

:bz35) The Ex - Catch My Shoe - 2010
Le problème d'avoir découvert The Ex sur scène, c'est que leurs efforts discographiques restent un peu ternes... Celui-ci, n'échappe pas vraiment à la règle. Moins aventureux que leur excellente collaboration avec le saxophoniste éthiopien Getatchew Mekuria, le disque propose tout de même un truc assez unique, une sorte d'ethno-punk roboratif porté par la voix du nouveau chanteur (presque trop mélodique ;o) ) et quelques cuivres bien sentis (Maybe I Was The Pilot, Cold Weather Is Back). Eoleyo, chanté par Katherina en amharique (?) pourrait faire un tube, dommage que la galette s'essouffle juste après...

:bz35) Roky Erickson with Okkervil River - True love cast out all evil - 2010
Emballé par l'écoute de Goobye sweet dreams, c'était avec enthousiasme que je me penchais sur cette collaboration du leader cramé des 13th Floor Elevators. Cà part bien avec un titre d'ouverture fragile et lo-fi très Guided by voices. 3 titres plus loin, çà retombe beaucoup. Il faut dire que l'accompagnement d'Okkervil River reste très commun, limite baloche pour la section rythmique (Bring back the past). Le dernier tiers regagne en intérêt avec un bel enchainement Forever & Think of as one. A noter également Please judge où la voix fatiguée d'Erickson évoque curieusement celle de Johnny Cash du temps de ses American Recordings...

:bz3) Sharon Jones & The Dap-Kings - I learned the hard way - 2010
Pochette classe (comme toujours) et contenu plus posé, plus soul pour miss Jones et ses acolytes. Un peu trop peut-être car on écoute çà distraitement, émoustillé parfois le temps des Better things, Money ou Without a heart avant retour au ronronnement...

episode15.jpg

:bz3) Neil Young - Le noise - 2010
Le Neil annuel est sorti, guitare+voix seulement, çà rappelle l'aventure Dead Man (sans la voix, ok!) et surtout les derniers grands moments discographiques du Loner. Ici la production est assurée par Daniel Lanois qui va poser ses effets un peu de partout, trop parfois (Sign Of Love), diluant le coté rugueux du Canadien (l'affreux Angry World). Enfin, comme pour les 00's, le problème de cette nouvelle livraison reste l'inspiration, défaillante pour des chansons pas vraiment renversantes, à l'exception du magnifique (et très classique) Love and war. Bon, c'est toujours mieux que le médiocre "Fork in the road" de l'an dernier...

:bz25) The National - High violet - 2010
L'album de l'année pour certains ? Sans blague ? Ce sera plus ma déception... The National tourne en rond sur ce disque (Bloodbuzz Ohio en parfaite auto-caricature) et applique (bien) ce qui commence à ressembler à des formules (la batterie martiale et sourde, les morceaux ascensionnels). Cà fonctionne de temps en temps, comme sur Anyone's ghost ou Conversation 16 mais on reste sceptique : tout semble sous contrôle et çà mouille pas vraiment le mailot. Dommage !

:bz2) Isobel Campbell And Mark Lanegan - Hawk - 2010
Jamais été fan de cette collaboration et ce n'est pas ce 3ème volet qui me fera changer d'avis. C'est toujours bien fait, varié dans les arrangements et les styles abordés mais la voix et le songwriting de Campbell sont fades. Bref; on s'emmerde vite et les blagues les plus courtes sont les meilleures...

vendredi 20 août 2010

Saint Vincent, Dirty Projectors, The National, Sharon Jones - Nuits de Fourvière (Lyon), le 12 Juillet 2010

Pfff... dur de combler le retard dans ses chroniques live... mais on essaie.... avec cette soirée Brooklyn qui s'annonce orageuse puisque les premières gouttes tombent dès l'entrée du théâtre et, à l'arrivée dans la fosse, c'est un mur de capes de pluie qui s'offre à nous, tel une convention sectaire à définir.

Le déroulement de ce qui suit reste mystérieux : The National est aux commandes, on leur fait donc confiance !

Saint Vincent ouvre le bal : jeune fille diaphane accompagnée d'un violoniste et d'un gars aux vents : très calme, globalement assez doux même si quelques embardées saturées viennent réveiller l'auditoire... Mais çà m'emballe pas trop...

Saint_Vincent_live.JPG

Deux titres avec les organisateurs de la soirée : un assez musclé et une reprise ratée de Mistaken for Strangers... Dommage qu'il manque la très belle reprise des 'Crooked Fingers' (ci-contre), c'eut été l'occasion !

Si les nuages s'en vont (on les comprend), le pire est à venir et se nomme The Dirty Projectors : influences supposées africaines mais groove zéro, des harmonies vocales (3 filles font partie de l'effectif) affreuses, la voix du chanteur tout pareil...

Dirty_Projectors_live.JPG
C'est juste à chier (et on est content d'entendre la fille d'à côté dire à ses camarades de jeu la même chose (en un peu moins vulgaire)).

On se dit alors que c'est bien mal embarqué... et on aperçoit même pas Bryan Devendorf marteler ses fûts pour la balance...

Parce que oui, The National va jouer, pas longtemps certes, 7-8 titres principalement extraits du dernier album mais entendre Fake Empire avec son final tout en cuivres ou encore 'I'm not afraid' à la batterie bien martiale... c'est pas si mal !

The_National_live_Fourviere.jpg
Les invités du soir (Saint Vincent & le gratteux des Dirty) viendront les accompagner quelque peu pour ce qui donne un bien bel amuse-bouche avant le concert de demain.

La suite est connue: Sharon Jones et ses Dap-Kings, déjà vus quelques fois et dont le dernier I Learned the Hard Way a moins convaincu que son prédécesseur.

On reconnait presque tous les Dap Kings qui font d'abord monter la sauce seuls, dans la plus pure tradition, avant que Miss Jones ne vienne faire le show : petite robe de soirée, aisance, énergie et voix incroyables...

Sharon_Jones_Dap_Kings_live.jpg
Le rappel sera bref (il est 1h30 du mat' et on remets çà demain), la même conclusion se réimpose : la scène sied toujours au poil à notre 'Soul Sister'.

jeudi 25 mars 2010

Nuits de Fourvière 2010...

C'est tout frais, c'est sorti !

Once de déception en première lecture, faut dire que j'avais pas vu le contenu de la soirée Brooklyn : Sharon Jones and the Dap-Kings & The National (qui revient d'ailleurs le lendemain en ouverture (SCANDALE) des Vampire Weekend).

fourviere2010.jpg

                  

Sinon, on trouve aussi Iggy & les Stooges en config Raw Power, Richard Hawley, Mark Knofler (nan, j'déconne (enfin pas tant que çà, il est vraiment là !))...

mardi 23 octobre 2007

Sharon Jones & the Dap Kings (+ The Dynamites) - Ninkasi (Lyon), le 18 octobre 2007

Détour ninkasien ce jeudi pour la soirée funk de l'année et pas moyen de se garer, bizarre... on apprendra le lendemain que Michel Sardou raccole et amasse un max chez Tony Garnier ce soir-là.

Mais revenons chez le brasseur où c'est blindé, même pour la première partie qui a déjà commencé : The Dynamites featuring Charles Walker viennent de Nashville et proposent un retour au temps de la Motown avec cuivres et voix bien chaude.

Charles Walker mouille la chemise et les cuivres (multi-instrumentistes) assurent impeccablement, la bonne humeur est au rendez-vous, dommage d'avoir loupé le début ! à surveiller donc...

On tente ensuite une approche vers le bar où 2 serveuses font difficilement face à 12 mètres linéaires de buveurs.

Retour difficile dans la fosse, il faut jouer des épaules et c'est dense... à croire que la tête d'affiche jouit désormais d'une bonne réputation (le prix du billet en témoigne). Pas usurpée certes, La bUze a déjà gouté à çà 2 fois en 2005, à la Cave à Musique de Mâcon et en off lors du festival Jazz à Vienne.

Comme d'habitude, les Dap Kings arrivent en premier pour chauffer la salle. 3 cuivres, 2 guitares, 1 basse, 1 batteur et 1 percussionniste, de quoi faire du beau son. Cà groove rapidement, même si la voix du guitariste n'est pas celle de Charles Walker. Suit une longue harangue pour annoncer la venue de notre 'Soul Sister' préférée.

sharonJones.jpg
La voila donc, vêtue d'une robe moins flashy que les fois précédentes mais toujours aussi pêchue malgré la cinquantaine juste passée.

Les titres du nouvel album (100 Days 100 Nights, écouté une fois et bien prometteur) sont à la fête, mais on retrouve aussi ses classiques, notamment ceux pour lesquels Sharon Jones choisit un garçon du public pour mieux se moquer de tous les autres (My man is a mid-man) ou encore celui permettant de reviser l'anatomie-du-corps-humain-en-anglais...

Présentés en début de concert, les Dap Kings restent impeccables (Amy Winehouse aurait tenté de les débaucher) et entièrement au service de leur patronne. Celle-ci s'éclipse à l'heure, nouvelle harangue du guitariste (re-pub très américaine pour les CDs, T-shirts, ...) et rappel très très réussi: It's A Man's Man's Man's World (mysogine cette chanson d'ailleurs) du Godfather of Soul.

Que dire de plus... allez-y !!!