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Live Chronique

Chroniques de concerts obscurs en salles obscures

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vendredi 9 octobre 2009 07:19

Dick Annegarn - Espace Montgolfier (Davézieux), le 02 Octobre 2009

Après l'Isère, l'Ain, La bUze poursuit son tour Rhône-Alpin-des-départements-qui-commencent-par-une-voyelle : en route vers l'Ardèche (c'était la minute géographique), coté nord où il fait presque un temps à pique-niquer !

Cà se passe à Davézieux et on arrive à temps pour s'engouffrer dans l'Espace Montgolfier. Pas de première partie, salle assise et numérotée, Dick Annegarn apparait un mégaphone à la main accompagné de 2 cuivres (formule qu'il avait expérimenté sur Plouc en 2005) et d'un percussionniste.

Dur de s'installer sur les premiers titres, notamment ce Bruxelles en version minimaliste et vite expédié (mais je crois savoir que l'homme n'attache pas trop d'importance à cette bien belle chanson), le concert commence vraiment après ce titre.

suckMyDick.jpg
Pris de la voix, le gascon d'adoption tchatche un max entre 2 réaccordages (et c'est souvent drôle) ou fait participer le public puisque le concert est le moins cher de la saison... Quand il ne joue pas de la guitare, il nous gratifie de quelques chorégraphies bien décalées à l'image du personnage : atypique et d'un naturel désarmant parfois déroutant.

Coté répertoire, il piochera un peu partout : son dernier "Soleil du soir" avec Jacques (Brel) & Théo (Van Gogh) mais aussi les précédents ou quelques classiques (Mireille, Bébé Elephant). On devine le pourquoi du choix de l'accompagnement cuivré : çà fonctionne à merveille avec son timbre de voix !

Un seul rappel (pour les raisons médicales évoquées plus haut), hip-hop & Boileau c'est bien dommage !

samedi 3 octobre 2009 14:48

Terry Lee Hale - Restaurant des Mas (Villette sur Ain), le 27 Septembre 2009

Week-end ensoleillé de Septembre, les pneus de la bUze'mobile crissent gentiment sur l'asphalte, dépassent largement la cité médiévale de Pérouges pour s'arrêter sur une petite place de village : Villette sur Ain. 5 personnes en terrasse, on reconnait de suite Terry Lee Hale, vedette du soir.

terryLeeHale.jpg Un peu plus de monde au bar, c'est convivial et on goûte déjà la bière du cru avant que l'américain n'entame son premier set. 40 minutes apéritives très plaisantes et calmes, au dobro et en open-tuning, des compositions mais aussi (à priori) quelques standards instrumentaux.

Pause repas tex-mex (bien vue la formule !) et petite discussion avec le texan qui nous remets d'un précédent concert... Incroyable !

La nuit est tombée et l'éclairage a été revu version intimiste quand sonne la reprise et c'est tant mieux ! Lâchant le dobro pour une folk ou une 12 cordes, on savoure quelques titres du petit dernier : le très bon Shotgun Pillowcase.

L'auditoire est à peine garni (les gens sont restés en terrasse, observant de la fenêtre (!)) mais notre homme chante avec conviction. Sa patte gauche un peu folle et son gabarit dans la haute moyenne mettent à rude épreuve le matériel du lieu : soudain, c'est l'accident... La chaise s'effondre sur Texas Rose, demi-seconde de perplexité puis bonne rigolade !

Pas décontenancé pour autant, le concert reprends et n'en finira plus : l'harmoniciste vu il y a 3 ans a fait le déplacement en voisin et ils partageront de nombreux titres et une belle complicité. Le répertoire se tend aussi, avec des titres plus bluezy et entrainants : çà danse même sur le carrelage.

Superbe ambiance, un peu comme à la maison... dur donc de quitter la scène, pressés de toutes parts d'en faire encore une autre. Malins, ils termineront en douceur, sans amplification avec un instrumental délicat !

C'était juste la soirée de l'année... simplement ! Et merci au Restaurant des Mas pour cette belle initiative.

mercredi 26 août 2009 08:31

Leonard Cohen - Théâtre antique de Vienne, le 18 Août 2009

Température caniculaire et arrivée très en avance ne font pas bon ménage... On se liquéfie (mais on s'hydrate) en regardant se garnir le théâtre (c'est pas plein (c'est également hors de prix)) et la moyenne d'âge est bien au dessus des normales saisonnières...

A l'heure dite (20h), les musiciens s'installent vite rejoints par le chef de la soirée planqué sous un chapeau noir. Ses premiers mots sont ceux de Dance Me To The End Of Love et on ne regrette déjà plus d'être là : quelle voix !

Introduisant chaque titre par ses premiers vers en français, Cohen fait dans la classe élégante (on pense à Bashung lors de sa dernière tournée), ôtant son couvre-chef quand les musiciens prennent le lead, s'agenouillant même devant Javier Mas, guitariste qui apporte une touche espagnolante bienvenue aux orchestrations.

Les autres musiciens sont tout aussi virtuoses, mention spéciale au multi-instrumentiste aux vents (sax, clarinette, harmonica, ...). On redoutais le plan tricotage de solo à tout va, c'est finalement plutôt rapide et discret, casé en fin de concert.

La première partie (puisqu'entracte il y a) est bien axée sur les compos post 1980, avec un peu trop de synthés à mon gout mais c'est pour chipoter. Tower of song sonne la reprise et fait douter avec sa seule programmation minimaliste au synthé. Heureusement, Suzanne nous ramène plus en arrière et sera enchainée avec quelques classiques du Môssieur : Hallelujah ou The Partisan (sommet du concert) entre autres.

Leonard_Cohen_live_vienne.jpg
On prends un dernière valse et Cohen s'en va tournoyant rejoindre les coulisses (notre septuagénaire est encore bien alerte !).

Il reviendra vite avec Marianne, 2 titres par ci, 3 titres par là... on pense que If it be Your Will entamé en spoken word par le Léo et terminé par les soeurs Webb à la harpe et guitare pourrait être une très belle façon de tirer sa révérence, discrètement... que nenni ! Jouant avec ses paroles, Cohen repart à cloche-pied après un Closing Time de bon aloi ... et revient encore chanter I tried to leave you.

Finalement après 3 heures de concert magique, toute la troupe vient saluer en chantant une dernière fois l'assistance debout. Ben merci, donc !

mercredi 19 août 2009 02:14

Karimouche + Anaïs + I’m from Barcelona - Nuits de Fourvière (Lyon), le 01 Août 2009

Retour presque imprévu à Fourvière pour l'éclat final et, on espère, une bonne raison: les Choristes de I'm From Barcelona.

Avant, Karimouche, artiste locale dont l'entrée en matière rappelle Camille (le human beat-box derrière elle n'y est pas pour rien) mais çà ne dure pas puisque la demoiselle a son propre univers.

Un côté gouailleur dans le chant en clin d'oeil à la chanson française du siècle dernier mais pour tes textes plus actuels. Dommage que le mix des basses (sorties par un gars aux claviers) soit vraiment trop fort et gâche la prestation !

La suite, c'est Anaïs, révélée par son Cheap Show plutôt sympathique il y a 4 ans... A vrai dire, on n'en attends pas grand chose, après avoir entendu un peu de son deuxième effort.

En observation du bout du haut du théâtre antique, on n'a pas l'impression de louper beaucoup : du pop-rock en français assez bateau, efficace certes mais bon... Quelques titres du précédent pour mettre du liant, le public adhère en plein et lui réserve une ovation.... ouaip...

Déplacement dans la fosse pour la tête d'affiche, les organisateurs ayant distribués des tubes fluos au public, le Gérard Jugnot suédois est ravi de l'accueil qui lui est fait.

La troupe s'installe et, grosse déception, la plaquette a menti : là où on nous promettait 24 musiciens, ils ne sont que 14 sur scène : 3 guitares, 1 basse, 2 claviers, 1 batterie et 2 cuivres, le reste au chant. Mais on leur pardonnera rapidement.

Première impression : le magma sonore qui s'échappe rappelle (à peine) bizarrement celui d'Arcade Fire vus ici même il y a 2 ans (une question d'effectif sûrement).

I__m_from_Barcelona_live.jpg
Très mélodiques et souvent légères, ces compositions ont un effet euphorisant immédiat et très bénéfique. Il faut dire que le groupe a soigné l'emballage : énormes ballons de baudruches rouges (malheureusement vite balayés par le vent) et confettis à gogos en guise d'accompagnement visuel. Une douce folie gagne la fosse déjà convertie et qui reprends à tue-tête les hymnes nordico-ibériques.

On ne verra pas le temps passer... Le rappel est généreux (pimenté d'un mini stage-diving pour le chanteur à moustache) et le timing est synchro avec la météo qui lâche ses premières radées sitôt les dernières notes achevées (c'est le service nettoyage qui va être content).

Over !

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