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vendredi 15 juin 2012 23:07

Dirty Three & Shellac + Helen Money - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 30 Mai 2012

...suite et fin...

Shellac, on aime plus (At Action Park) ou moins (Excellent Italian Greyhound) sur disque mais, vert d'avoir raté leur passage ici même il y a 2 ans, je m'étais promis de pas réitérer la boulette...

Pourtant, en regagnant le noir, on se dit que même si la réputation scénique des gentilés de Chicago n'est pas à faire, çà va être dur de surpasser les Dirty Three.

Shellac_live_lyon.jpg
On découvre de visu Steve Albini: no-look absolu (quel fascinant polo à manches mi-longues), grosses lunettes pas loin du style 'revenge of the geek'.

Pas mieux pour la scène puisque les 3 musiciens sont sur la même ligne, l'éclairage fixe et sans couleur, là n'est pas l'essentiel: tout est dans le son, ramassé, travaillé. C'est brut, sans artifice, mais bien puissant. Idéal pour servir des compos piochées au gré des 4 albums du groupe.

Tous joués impeccablement avec une sorte de mise en scène qui n'appartient qu'à Shellac, des trucs un peu idiots mais drôles: Bob Weston qui se transforme en animateur de questions/réponses entre les titres, ou les mimiques de Todd Trainer, spectacle à part entière (comme le peuvent être celles du batteur d'Unsane d'ailleurs).

Cà joue aussi longtemps (pas loin d'1h30), avec un plaisir évident, terminant par ce magistral The End of Radio :


dimanche 3 juin 2012 06:39

Dirty Three & Shellac + Helen Money - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 30 Mai 2012

La plus belle affiche de la saison à l'Epicerie ? A mon avis, c'est clair: 2 groupes cultes des 90's qui se partagent l'affiche entre autres points communs (une certaine indépendance, un effectif qui n'a pas changé, ...). Et après Mudhoney il y a 10 jours ou les Melvins en début de saison (en ré-attendant Unsane), on se croirait presque 20 ans en arrière, les cheveux en moins.

Avant cela, place à Helen Money, un violoncelle et une bonne dizaine de pédales d'effets pour vriller le son qui sort de l'instrument. Pas de chant mais des textures sonores tendues, germes semés pour le Shellac qui va suivre, sonorités noise et rythmiques bourrines, heureusement, quelques respirations bienvenues permettent de souffler.

J'accroche pas sur tout mais le set a ses moments, notamment ce Political song for Michael Jackson to sing, excellemment repris et réarrangé from The Minutemen. Une entame originale et pas très immédiate, une bonne mise en bouche quoi.

Petite bière et bol d'air, de quoi reconnaitre Olivier Depardon et lui demander si quelques concerts sont bien prévus pour défendre son bel album. Réponse affirmative, en octobre et au Clacson, en duo avec un batteur, yes !!!

Retour au chaud alors que les Dirty Three commencent de façon bien déglinguée, presque free... Dur de rentrer dans ces 2 premiers titres maltraités par la batterie Jim White... Mais on s'habitue et la suite n'en sera que plus jouissive: des sortes de drones au violon auxquels on s'accroche pour s'enfiler quelques montagnes russes géantes. C'est fort, sale, énorme !

Dirty_Three_live_lyon.jpg

Si Mick Turner (guitare) est aussi discret que la fois d'avant, Warren Ellis (barbe encore plus drue) fait toujours le show (sans forcer (et en jouant de dos presque tout le set)), contant après chaque titre une histoire improbable et perchée (sa maitrise du français encore meilleure) pour introduire le suivant.

Ce type est génialement fou, génial tout court (aussi borderline que l'a été Jonathan Richman il y a quelques semaines) et les australiens sont (et restent) un groupe de scène juste incroyable, on reviendra donc !

...la suite au prochain billet...

vendredi 1 juin 2012 06:53

Tim Lane - Noir c'est noir

Belle surprise que ce recueil de plusieurs petites histoires où s'entremêlent divers personnages un peu loosers : petites villes américaines sans âme, un quotidien, des vies où l'ennui gagne à chaque fois ou presque.

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Si disparates soient-elles, il se dégage de ces 150 pages une réelle cohésion, portée par une mise en cases originale, et un noir & blanc hyper élégant.

Pour donner quelques références, le style de Lane pourrait être vu comme un mix de Daniel Clowes et Thomas Ott (avec une pointe de Jim Thompson pour le texte), pas hyper réjouissant donc mais arrosé d'une bonne dose d'humour cynique... Ce qui fonctionne plutôt bien !

vendredi 25 mai 2012 00:34

Mudhoney & Non! - le Transbordeur (Villeurbanne), le 20 Mai 2012

Les nuits sonores en version 3 scènes de front, on a fait l'an dernier, too big for me...

Cette année, on passe à l'échelle inférieure et on se ramasse jeudi soir au Marché Gare, pour voir live le duo Kouyaté Neerman, auteurs d'un album iconoclaste et emballant : arrivé trop tard, il faut attendre que la salle se vide pour y rentrer, abandon, à regret !

Rattrapage 3 jours plus tard, au Transclub pour une soirée annoncée complète alors que la foule n'est pas très compactée devant le bar du Transbo.

L'ouverture par le duo Non! est bien rock'n rool, configuration à la Kills et en VF : c'est minimaliste, très codifié (dommage que le mix de la voix soit trop en deçà pour saisir les paroles de Brunella (!)) et plutôt bien fait, avec 2 petites bombinettes dans la musette. Cà dure pas très longtemps mais c'est sympathique...

Place aux vétérans de Seattle, qui n'ont jamais lâché l'affaire (3 membres originels sur 4, le précédent bassiste ayant stoppé complètement la musique) et apparaissent bien conservés malgré le demi-siècle qui guette.

Cà fait bien une éternité que j'ai pas écouté le quatuor, et donc zappé leurs galettes des 00's, je m'installe lentement dans le concert... La sauce mudonaize prenant peu à peu (une écoute préalable des derniers disques eut été profitable, certes).

mudhoney_live_lyon.jpg
Les titres (une bonne vingtaine) sont enchainés sans fioriture, des fans hurlent des paroles connues par coeur, le pogo prends de l'ampleur, y'a pas à dire, l'ambiance est vraiment très bonne !

Ces gars-là ne posent pas et quand Mark Arm lâche la gratte, il sait occuper au mieux la scène avec une gestuelle toute personnelle. On pense au Stooges pour ce coté garage sauvage et on entonne avec beaucoup de plaisir le fameux Touch me I'm sick (hymne grunge, faut-il le préciser ?).

Le rappel sera généreux, histoire qu'on sorte presque pour la nuit (21h, rock'n'rool, quoi), on est content d'avoir pris des nouvelles !!!

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