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mercredi 23 mars 2011 11:03

Episode 17: spéciale "Dépressifs"

Du rock-ska-festif-en-français ou presque (y'a qu'à voir la teinte globale des 6 pochettes pour mieux se rendre compte)...

:bz45) Sparklehorse – It’s a Wonderful Life – 2001
3ème disque du cheval d’éclat… et comme le précédent, on aime… sans être envouté ! De superbes mélodies encore une fois, de la variété dans les rythmes et les 2 coups d’éclats Piano Fire & Eyepennies avec la voix de PJ Harvey en bonus (toujours dans les bons coups celle-ci). On garde et on réécoutera !

:bz4) Clem Snide - The Meat Of Life - 2010
On renoue avec les américains, faute d'avoir pris des nouvelles depuis leur très bon concert à Gnome & Rhone (2005 !). C'est toujours de la belle ouvrage, pas encore porté sur l'euphorie (mais c'est pour çà qu'on les aime) et si tout n'est pas flamboyant (le titre d'ouverture ou BFF), Eef Barzelay sait trousser quelques perles de songwriting : Denise, Song For Mary ou Anita comptent pour les plus belles réussites du disque, à se demander ce qui inspire ce garçon.

:bz4) Sophia - There Are No Goodbyes - 2009
Plus de matière sonore que dans le premier effort du groupe (le seul que je conaisse), des clarinettes, des cordes... et pas trop de franche rigolade non plus mais un univers toujours bien prenant, dont les portes s'ouvrent avec le magnifique titre éponyme. De quoi tenir l'auditeur presque jusqu'au bout (petite baisse de forme sur les deux derniers morceaux).

episode17.jpg

:bz35) David Ahlen - We Sprout In Thy Soil - 2009
Petit OVNI choppé chez KMS: pas la même voix du tout, certes, mais des ambiances qui évoquent Matt Elliott, une texture très organique (cordes, harpe (?)). Les titres sont très courts et tournent court également (27 minutes pour 10 chansons). Un disque d'hiver qui sent la neige... chaud et froid en même temps, mais plutôt beau.

:bz3) José González - In Our Nature - 2007
2ème effort et effet amoindri... Si la première face est très réussie (cf morceau d'ouverture), avec encore ce délicat jeu de guitare, des arrangements maxwell-qualité-philtre, une bonne cover du Teardrop de Massive attack ou 'Down the line' repris lui (et de quelle façon) par les Gutter Twins, la suite sent la redite et l'on décroche.

:bz3) Eels - Hombre Lobo (12 Songs Of Desire) - 2009
Une pâte de songwriting toujours là, cette voix éraillée pas très joyeuse et des histoires de déception amoureuse... Alternance de titres rugueux (l'effet grosse barbe sûrement) et morceaux déprimés, la maison Eels ne révolutionne pas grand chose sur cet album. Bien fait, comme d'hab, on n'est guère surpris sauf le temps d'un That look you give that guy qui ferait presque chialer...

mardi 15 mars 2011 20:53

Chooglin' + Yeah Baby Yeah - Ninkasi Kafe (Lyon), le 25 Février 2011

Soirée bière & rock'n'roll au Ninkasi !

D'abord les Yeah Baby Yeah, duo guitare/batterie plutôt efficace avec un minimum d'effets : une télécaster, une pédale et on y va pour quelques riffs bien sales. Rien de révolutionnaire ici, juste une belle envie et un coté cool à soigner.

L'effectif est plus nombreux chez Chooglin': guitareS, basse, batterie + 3 cuivres. Pas de fioritures non plus et un géant soliste (sûrement l'élement pas trop controlable du groupe) qui sait parfaitement enchainer rasades de whisky et courts solos très efficaces (avec un son Fender à tomber).

chooglin_live_lyon.jpg
On nage ici en plein garage (le t-shirt 'Metallic Ko' du chanteur à bonnet annonce la couleur), assez loin du Soul proto-Stax annoncé en plaquette publicitaire. Bruyant et fort mais très sympathique, exécuté avec enthousiasme et sincérité, ce petit monde se marre bien et harangue avec plaisir une foule un peu disparate. Dommage que le dernier tiers du concert, enfilade de titres plus binaires les uns que les autres déçoive un peu, faute de diversité dans la composition.

M'enfin, l'expérience live du sextet de Minneapolis reste très plaisante et nous laisse toujours perplexe quant à la débrouille nécessaire pour organiser ce genre de tournée de l'autre coté de l'Atlantique.

mardi 1 mars 2011 22:37

Hubert Mounier - Fatalitas

hubert_mounier_maison_pain.jpg Pas très féru des productions hexagonales, il y a quand même quelques exceptions à la règle : Red (cf précédent billet) mais aussi Hubert Mounier, qui depuis la fin de l'Affaire Louis Trio (dont on reparlera) a sorti deux excellents disques passés, hélàs, inaperçus.

Voici qu'arrive La maison de pain d’épice, 3ème effort et sa BD de making-of (Mounier aka Cleet Boris est aussi auteur de bandes dessinées). Au vu de quelques planches de cette dernière, on suppose que Benjamin Biolay (dont on reparlera également) est à nouveau de la partie.

En attendant d'en dire +, un plaisir immédiat : Fatalitas

samedi 26 février 2011 12:33

Red + Bertrand Belin - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 10 Février 2011

Enfin des news de Red, après ratage live de son dernier projet 'The Nightcrawler' (et c'est ballot vu la qualité de l'album).

Ce soir, le gars est en solo, arbore une guitare des plus inhabituelles (comme souvent), parait 10 ans de moins sans sa casquette et, surprise, groove beaucoup sur sa première moitié de set... Un funk à la Red, d'accord mais çà le fait !

Y'a pas que çà non plus : reprise déglinguée de Gill Scott Heron, texte en français plutôt réussi (sur Annecy, ville natale de Lambin) ou, en final, le traditional St. James Infirmary Blue revue à la sauce ch'ti (enfin, on croit).

Des retrouvailles qui font donc bien plaisir même si on regrette fortement l'absence de groupe derrière le lillois... Les boucles c'est bof bof !

bertrand_belin_live.jpg Place à Bertrand Belin accompagné d'une batteuse et d'un bassiste/gratteux pour (sûrement) servir Hypernuit qui a fait le mini-buzz l'an dernier.

On l'avait déjà vu au kao ouvrant pour Dominique A mais les souvenirs sont partis... Redécouverte donc et si le trio fonctionne au poil (les duos voix avec Tatiana Mladenovitch notamment), le jeu aux doigts du garçon vaut le détour, on ne tarde pas à s'ennuyer ferme tant c'est particulier.

C'est bien fait, certes, mais ni les mélodies ni les textes ne retiennent l'attention buzienne qui décline faute de réelle montée en puissance ou de variété dans les structures. Bref, il manque quelque-chose pour enrichir la texture sonore et on ne saurait dire quoi...

Heureusement, dandy décalé, le garçon est vraiment très drôle dans ses interventions. On restera même jusqu'à la fin pour une note positive : une reprise de Colette Magny (Melocoton) en duo avec le Red du début.

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