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mardi 28 août 2012 10:58

Big Business & Unsane - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 17 Juin 2012

Après Boogaerts en bis-repetita, un tout autre genre mais une fin de saison similaire à 2011 pour l'Epicerie: Unsane vient maltraiter une dernière fois nos tympans, accompagnés (clin d'oeil à l'ouverture de la saison ?) de Big Business pour lancer les hostilités.

La moitié des Melvins frappe d'entrée, dans tous les sens du terme. C'est puissant, fort, la faute à Coady Willis, le cogneur très physique du trio. Les vocaux de Jared Warren ne sont pas en reste si bien que la guitare reste presque discrète (ou moins audible, c'est selon). Pour l'aspect musical, je goute sans plus à ce noise rock un peu trop musclé qui lorgne vers le métal.

Petite déception après l'entracte: ce n'est pas le génialement furieux Vinny Signorelli qui officie derrière les fûts mais le même Willis de la première partie. Dave Curran l'expliquera plus tard (dans un français très compréhensible (accent canadien compris)), Signorelli est à l'hosto. Dommage...

unsane_live_r.amal.jpg [1]

Dur de savoir si c'est lié (j'ai pas écouté le petit dernier Wreck) mais le concert de cette année semblera plus hargneux et moins plombé que la fois d'avant. Les titres mid-tempos qu'on apprécie chez les new-yorkais sont sous-représentés (l'énorme Against the grain est heureusement de la partie) et le coté bourrin l'emporte trop souvent. Un mini HellFest du dimanche comme ils le diront, c'est pas faux !

En revanche, très bonne communication avec le public, on sent les new-yorkais contents d'être ici une troisième fois. Personnellement pas sûr de ressigner pour une prochaine...

Notes

[1] photo r_amal

vendredi 24 août 2012 16:58

Cat Power - Ruin

Cat-Power-Sun.jpg Un train de retard pour parler brièvement du nouveau Cat Power à paraitre à la rentrée, même si j'avais guère digéré son Jukebox baloche.

A l'écoute de ce Ruin, on pourrait synthétiser la mue du chat par une formule (plus très) tendance:

"Le changement c'est maintenant" :D


Sur ce coup-ci çà fonctionne bien (rien à faire, j'aime cette voix), limite dansant, çà colle à la saison mais j'avoue avoir un peu peur pour le reste de l'album !

lundi 20 août 2012 20:22

Mathieu Boogaerts - la Marquise (Lyon), le 12 Juin 2012

Boogaerts en live, même après une première fois tardive, ce serait dommage de le rater. Et on est beaucoup à avoir eu l'idée puisque je choppe les dernières places, la veille du concert.

La péniche est donc bien garnie quand la soirée s'ouvre sur Léonard Ari (chant+guitare) accompagné d'un clavier pour des textes en français: belle voix, belle gueule mais absolument rien qui me touche là dedans, on passe...

Tout le contraire de Boogaerts qui en trois minutes se mets le public dans la poche (beaucoup d'amateurs présents, çà aide). Seul en télécaster, il vient ici présenter des nouvelles songs rodées une à une à la Java, alternées (c'est le jeu) avec de plus anciennes, tirées des différentes galettes du bonhomme.

Que dire sinon qu'avec 3 spots et 2 bouts de ficelle, c'est toujours aussi bon, décontracté, perché et lunaire (un peu dans la lignée Jonathan Richman) :

On reviendra donc sans problème !!!

lundi 13 août 2012 22:34

Tinariwen - Nuits de Fourvière (Lyon), le 23 Juillet 2012

Retours, le temps de quelques billets, sur des concerts plus ou moins lointains et des ébauches de chroniques enfin terminées... Cà pourrait même être fourni, je préviens !

Depuis le temps que je voulais les voir (c'est pas faute de manque de dates non plus, ils tournent beaucoup dans nos contrées), il suffisait juste d'une personne bien intentionnée ;) , un peu de désert à l'Odéon, çà ne se refuse pas...

Il fait encore jour quand le groupe arrive (pas de première partie ce soir) et lance lentement sa prestation. Les premiers titres sont parmi les plus calmes et l'entame passée, le soufflé retombe pas mal. De quoi être presque inquiet pour la suite: sera-ce interminable ?

Le démenti ne tarde pas à venir lorsque l'homme en habit d'or prends le lead (la configuration du groupe tournera pendant tout le set). La soirée vire alors plus électrique, portée par des percus renforcées.

Tinariwen_live_fourviere.jpg
Ce coup de boost est le bon, je ne décrocherais plus de la setlist encore bien longue, et ce, sans connaitre plus d'un album des touaregs: ils arrivent, en tournant un même motif, à l'enrichir jusqu'à un point presque hypnotique, avec un groove simple mais très efficace, les voix, excellentes, apportant la touche finale à l'édifice.

Le public ne s'y trompe pas et danse joyeusement devant les musiciens (au grand dam des hurleurs assis des gradins... y'en a toujours...) jusqu'à tard dans la nuit (presque 2 heures de concert ?).

Excellente surprise donc, de quoi avoir envie de continuer l'aventure discographique et (presque) se réconcilier avec les Nuits de Fourvière.

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